COUNTBASIS (2009)

COUNTBASIS Distributive counts

Fantasy : a funny music, ludic, exuberant, spectacular, iconoclast, fantastic, maximalist.

Roland CAHEN – Commissionned by the IMEB (Bourges) 2008 Duration 19’99”

Arco

Harpo

OVerMarch

Freeland

JamBam

To be listened in OCTOPHONIE : the stereo reduction doesn’t represent the music and should therefore not be diffused. It has been made only for an easy preview which can eventually be listened to on headphones.

Difusion device setup can be circular, semicircular, octagonal or frontal Tracks routing : left (L) speaker is number 1 and numbering turns in clockwise direction. In other words tracks 1 and 2 are front (L R), 3 and 4 on the right(Rs front Rs back), 5 and 6 are behind (Rrs Lrs) and 7 and 8 on the left (Ls back Ls front). (See following image)

Apparently instrumental and somehow classic, CountBasis is nevertheless an experimental and sophisticated electroacoustic music

It is made of string samples and pulsed rhythms, scaled pitches assembled in spatialized polyrhythms, which makes CountBasis a too abstract, complex and improbable music to be performed by instruments.

It is a post repetitive music. Some colours may remind of Steve Reich, but the notes are here atoms which are orderly spatialized, distributed I’d say, in fact thrown algorithmically into the outputs and the speakers, as the title suggests it. Most of the spat is made in hard panning, there is nearly no spatial effect, some occasional panning (ambisonic or vbap) in order to move away, back, forth sideway, zoom and rotate the octophonic image. This way, rhythm becomes also spatial composition and playing. An electroacoustic sound material plasticity and an imaginary mechanics.

The music evolves from simple and quite common structures towards strange constructions.

In the last years, I have decided to devote my work to directly create algorithmically spatialized music material, using multichannel generative processing and some playing devices speaking directly in octophony. Then I compose by assembling elements from this octophonic material stock, suing traditional electroacoustic composition methods, considering working with octophonic elements instead of mono or stereo ones. Of course it is not so simple. CountBasis is following ROTATIONS II, works and experiments realized beginning nineties in DelatP studio and formerly various dramatic and musical octophonic experiments and works produced between 81-87 in Espace Musical.

The generative system is a counter where each digit corresponds to an output and each value to a sound number in a list of preloaded samples.

The counter is simply incremented or decremented, changing the sound played on each speaker, according to different rules like changing the counter’s basis from 4 to 7… For example in binary (base 2) only one sound will be played and would appear or not on speakersfolowwing the binary progression of an octet from 00000000 to 11111111.

This is the first reason for the title

The second one, which may not have escaped to anyone, is the rhythm which recalls an improbable jazz orchestra, in homage to one of the most famous big band inventor

Most of it is programmed in max/MSP using FTM (Norbert Schnell IRCAM lib) which allows to consider and manipulate sounds as objects, covering all the range between a note or a flow.

My quest is of a really symphonic electroacoustic music, not because of the strings and brass, anecdotic quotation, but in terms of composition, presence and spatial richness. My question is how can we spatially compose meaningfully, give sense to directions, rhythm and gestures, distribution, shaping, figures, spatialized polyphony and polyrhythm.

 

COUNTBASIS

Comptages distributifs

Fantaisie : une musique drôle, ludique, exubérante, spectaculaire, iconoclaste, fantastique, maximaliste

Roland CAHEN – Commande de l’IMEB 2008

Durée 15’30” (version originale 19’59”)

 

parties

Arco

Harpo

OVerMarch

Freeland

JamBam

à écouter impérativement en OCTOPHONIE : la réduction stéréo ne rend pas compte de la musique et ne doit pas être diffusée. Le cas échéant, une écoute au casque est possible.

Dispositif de diffusion circulaire, semi-circulaire, octogonale ou frontal

Numérotation des pistes : en partant du haut parleur de gauche (L) et en tournant dans le sens de la montre. Autrement dit les pistes 1 et 2 sont devant les 3 et 4 à droite, les 5 et 6 derrière et les 7 et 8 à gauche.

En apparence instrumentale voire classique, COUNTBASIS est en fait une musique électroacoustique expérimentale sophistiquée.

Des sons d’instruments à cordes, des rythmes pulsés, des tons placés, mais aussi des polyrythmies spatialisées, une musique sans doute plus loin des possibilités instrumentales que la plupart des musiques électroacoustiques. Musique post répétitive, dont les couleurs font parfois penser à Steve Reich, mais les échantillons sonores ne sont pas des notes mais des objets sonores rythmiquement spatialisées, distribuées, jetées algorithmiquement dans les sorties, quasiment sans effet sur les enceintes en “hard panning”. Ainsi les rythmes deviennent ainsi également des jeux d’espace. Une plasticité de la matière sonore propre au travail électroacoustique. Une mécanique cinétique composée, évoluant au cours de la pièce d’idées musicales d’apparence commune vers des formes de plus en plus particulières.

Depuis quelques années, j’ai décidé de me consacrer à fabriquer directement les éléments ou matériaux musicaux intrinsèquement spatialisés de manière algorithmique, par des processus génératifs et des dispositifs de jeu parlant directement en octophonie puis à les composer selon les modalités classiques de la composition électroacoustique. Cette musique est la suite de ces explorations notamment développé dans ROTATIONS II, les travaux réalisés au studio Delta P en 92-95 et précédemment Espace Musical et les ouvrages dramatiques dans les années 81-90.

Cette fois les éléments sont créés à partir d’échantillons sonores instrumentaux, notamment des cordes.

Techniquement, j’utilise ici la librairie ftm développée par Norbert Schnell à l’Ircam qui permet dans Max/MSP de travailler les sons comme des objets, une façon d’assurer en quelque sorte la continuité entre l’audio et le midi.

Le système génératif est un compteur ou chaque digit correspond à une piste et chaque valeur à un numéro de son dans une liste.

Le compteur est incrémenté et les sons changent sur les différents hauts parleurs. Il est ainsi possible de modifier la base (binaire -> base 16) en temps réel. Ainsi en base 2, on aura 1 seul son ou aucun sur chaque enceinte, la distribution des sons sur les enceintes suivra donc la progression binaire de l’octet. Le nombre d’échantillons différents varie selon la base choisie.

C’est la première raison du titre (Count Basis).

La deuxième, qui n’aura sans doute échappée à personne, est le rythme aux réminiscences d’un jazz improbable; un hommage à peine déguisé à l’un des plus fameux inventeur du Jazz Big Band.

Ma quête est celle d’une musique électroacoustique véritablement symphonique, non pas au sens des instruments, citation anecdotique, mais en termes de présence et de richesse spatiale. La question est comment composer vraiment en jouant du sens de l’espace, avec ses rythmes ses gestes, ses distributions, ses polyphonies et polyrythmies.

 

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